Badine

D’après “On ne badine pas avec l’amour​” d’Alfred de Musset (et un peu George Sand)

Conception, adaptation et mise en scène : Eva Doumbia
Assistée de : Sophie Zanone
Musique originale : Lionel Elian
Scénographie : Francis Ruggirello
Lumières : Pascale Bongiovanni
Régie : Loïc Jouanjan
Administration : Cerise Praxy
Avec : Nino Djerbir, Fatou Malsert, Morgane Peters

Production :
La Compagnie La Part du Pauvre / Nana Triban
Théâtre Le Sémaphore – Scène Conventionnée et pôle Régional de développement culturel
Mentions spéciales et obligatoires :
Avec le soutien du Fond d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, D.R.A.C et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
et du FIPAM

Un comédien et deux comédiennes. Sur scène, une table, des fruits, des bouteilles…
Les deux actrices connaissent les rôles de Camille et Rosette.
Leurs rôles sont désignées par le sort en public. Rien d’autre n’est utilisé qui ne se trouve sur la table. Et les déplacements sont improvisés.

« En relisant ce texte aujourd’hui, j’entends l’influence de George Sand sur son amant, cette républicaine, opposée l’esclavage des Noirs, cette femme qui fumait le cigare, vivait en concubinage, auteure à succès du roman « Indiana », dont Musset s’est largement inspiré. Cette féministe d’avant les suffragettes. Donner à la lire en filigrane permet un regard plus politique sur les relations entre les hommes et les femmes. »

Eva Doumbia

Écrit en 1834, ce texte est un “proverbe”, genre littéraire à la mode et qui se jouait dans les salons. À la même période Musset commençait “La confession d’un enfant du siècle” (1936), venait d’achever “Lorenzaccio” (1933). On ne peut aucunement dissocier l’aspect tragique de la fin du texte, de la rupture amoureuse du jeune Alfred et de la libre George Sand, qui connaît déjà le succès avec la parution de son roman « Indiana » Leur aventure passionna l’élite littéraire de l’époque et fut nommée « Le Roman de Venise ». Peu apprécié de l’élite contemporaine, ce n’est qu’à partir du XXème que « On ne badine pas avec l’amour » commence d’être connue du grand public, grâce entre autres à la mise en scène de Jean Vilar et l’interprétation de Gérard Philippe. Elle devient alors l’une des pièces importantes du répertoire romantique.

La proposition artistique principale de ce spectacle est de faire contemporaine cette langue écrite pour être lue au 19ème siècle, dans le but de montrer son actualité. Nous faisons résonner sa poésie dans différents espaces : champêtre, bétonné, scéniques. Il y a trois déclinaisons du spectacle, prévues pour différentes jauges et espaces, avec trois différents dispositifs scéniques.

Version pour salle : un comédien et deux comédiennes. Les deux actrices connaissent les rôles de Camille et Rosette. Celles qui jouent sont désignées par le sort en public. Sur scène, une table, des fruits, des bouteilles… Rien d’autre n’est utilisé qui ne se trouve sur la table. Et les déplacements sont improvisés.

Version pour appartements, centres sociaux, bars, cafés, restaurants… (Trois comédiens)
Les spectateurs sont assis tout autour. Au centre, une table et quelques victuailles (fruits, biscuits, vin, jus de fruits). C’est la seule indication scénique pour cette forme prévue pour s’adapter dans tous les espaces. Seules les scènes, entre Camille, Perdican et Rosette sont jouées. La fin de la représentation est suivie d’une collation avec le public et d’une discussion.

Version pour les établissements scolaires : Déconstruire Badine, un comédien et une comédienne.
Il s’agit d’un spectacle/débat sur la construction du masculin/féminin, à partir de la scène la plus célèbre de « On ne badine pas avec l’amour », la scène dite de la fontaine. Deux jeunes comédiens doivent répéter en public les scènes de Camille et Perdican. Or, la jeune femme qui joue Camille est en retard ; Pour gagner du temps, le garçon interprète les deux rôles. Il « fait la fille ». Lorsqu’arrive sa partenaire, elle le surprend.
S’ensuit une discussion débat sur la construction du masculin féminin, des stéréotypes de genres, alternées avec des extraits du texte joués.

Intention

« En 2000, je faisais des performances dont j’écrivais les textes ou je montais des épopées à partir d’Edward Bond. Répondant à la provocation d’un ami travaillant dans l’institution, lorsqu’il me disait dans les milieux autorisés on ne me reconnaissait pas metteuse en scène et que pour le prouver je devrais monter un classique, je réunissais une bande d’amis aux parcours et origines diverses et montais « On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset, sans aucun financement, dans une galerie d’art, avec dix tables, des chaises, des saucissons, des poulets rôtis, des carafes contenant du (faux) vin, des perruques. Nous avions répété trois semaines et avons par la suite été programmés pour une soixantaine de dates par le Théâtre du Merlan, dans les lycées de quartiers Nord de Marseille, puis deux mois pour une tournée en Afrique de l’Ouest. J’ai désiré retrouver ce travail. Alors j’ai recrée le spectacle dans une distribution (presque) entièrement renouvelée, encore plus diverse qu’elle ne l’était lors de sa première création.
Créer Badine en le déconstruisant.
Relisant le texte aujourd’hui, j’entends plus encore qu’à l’époque l’influence de George Sand sur son amant, cette républicaine, opposée  à l’esclavage des Noirs, cette femme qui fumait le cigare, vivait en concubinage, auteure à succès du roman « Indiana », dont Musset s’est largement inspiré. Cette féministe d’avant les suffragettes. Donner à la lire en filigrane permet un regard plus politique sur les relations entre les hommes et les femmes, et permet aussi d’aborder les rapports de domination de classe.
Parce que le théâtre doit être accessible à tous, il existe trois versions du spectacle :
Une version dans les salles, avec scénographie, utilisation de la technique, en frontale Une petite forme pour les lycées : « déconstruire Badine », décortique les relations hommes/femmes à partir d’une des scènes du texte de Musset, avec deux jeunes acteurs Une version jouée dans les appartements, les centres sociaux, les bars, galeries d’art, avec uniquement les trois acteurs principaux (Camille, Rosette, Perdican).»

Eva Doumbia

Adresse

Théatre des Bains Douches
17 Rue Théodore Chennevière
76500 Elbeuf

Tél : 09 81 24 99 15

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